Déserts médicaux : la régulation à l'installation toujours en attente au Sénat
Votée par l'Assemblée nationale, la proposition de loi n'a pas été inscrite à l'ordre du jour de la chambre haute. Le débat structure toute la politique d'accès aux soins.
Par Hélène Pradet · · 2 min de lecture
Le texte adopté par les députés prévoit d'encadrer l'installation des médecins dans les zones les mieux pourvues, afin d'orienter les nouvelles installations vers les territoires en tension. Il attend devant la commission des affaires sociales du Sénat et n'a pas été inscrit à l'ordre du jour de la chambre haute.
Deux logiques opposées
Les partisans de la régulation rappellent que les aides à l'installation, nombreuses et parfois cumulables, représentent plus de 200 millions d'euros par an pour les seuls dispositifs conventionnels, sans que leur efficacité soit clairement établie. Les syndicats de médecins libéraux répondent qu'une contrainte découragerait l'exercice libéral au moment où les départs en retraite s'accélèrent.
Les mesures déjà votées
Sans trancher ce débat, la dernière loi de financement a rétabli un statut de praticien territorial de médecine ambulatoire, renforcé la formation en zones sous-dotées et prévu un stage d'un an en zone prioritaire pour les internes de médecine générale.
Ce que vivent les patients
Dans les territoires concernés, les délais s'allongent d'abord pour les spécialités : ophtalmologie, dermatologie, gynécologie. L'indicateur le plus suivi reste la part d'habitants sans médecin traitant déclaré, que les caisses primaires publient département par département.
Sources
- Travaux parlementaires sur l'accès aux soins
- Rapport de la Cour des comptes sur les aides à l'installation
- Communications syndicales
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